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Category: Cyclone Guadeloupe

Saison cyclonique : Alberto la première tempête nommée ne menacera pas les Antilles

Elle s’appelle Aberto et est la première tempête nommée de la saison cyclonique dans le bassin Atlantique. Elle ne menacera pas la Guadeloupe, ni l’arc antillais. Située dans le golfe du Mexique, elle a une chance de formation sur 48 heures élevée à 80 pour cent.

Carole Petit

Un “ouf” de soulagement pour les Antilles, la première tempête nommée ne concernera pas la Guadeloupe, ni aucune île de l’arc Antillais. La tempête Alberto se forme actuellement sur l’Ouest du golfe du Méxique. De fortes pluies, des inondations côtières et des rafales sont prévues le long des côtes du Texas et du nord-est du Mexique jusqu’à jeudi. 

Trajectoire de la tempête Alberto dans les jours qui viennent

Le gouvernement du Mexique a étendu l’avertissement de tempête tropicale vers le sud jusqu’à Tecolutla. Conséquence, un avertissement de tempête tropicale est en vigueur pour la côte du Texas depuis le col de San Luis vers le sud jusqu’à l’embouchure du Rio Grande ; la côte nord-est du Mexique au sud de l’embouchure du Rio Grande jusqu’à Tecolutla.

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Une université américaine estime qu’il y a des “chances élevées” pour que la Caraïbe connaisse un ouragan majeur cette saison

Ces éléments chiffrés ne sont que des probabilités construites sur la base de l’ensemble des données du site du National Oceanic and Atmospheric Administration, le NOAA.
Ce dernier répertorie en plus, tous les phénomènes cycloniques de la région entre 1880 et 2020.
Une approche statistique qu’il convient donc de prendre avec toutes les précautions d’usage.

Pour les chercheurs de l’Université du Colorado, compte tenu de la très grande activité cyclonique attendue cette année, ces probabilités sont importantes.
C’est notamment l’Energie Cyclonique Accumulée qui influe sur ces projections. Cette donnée combine le nombre de systèmes cycloniques, leur durée d’existence et leur intensité.
En 2024, les scientifiques estiment qu’elle s’établira aux alentours de 210 contre 123 mesurée en moyenne entre 1991 et 2020. 

Ces probabilités ont été dévoilées sur le site de l’université du Colorado jeudi dernier (14 juin 2025).
Pour la Guadeloupe, les scientifiques estiment ainsi que l’archipel a 51% de chances d’être touché par une tempête qui passerait dans un rayon de 80km autour des terres habitées.
Probabilité qui descend à 29%, soit une chance sur 3 pour que l’archipel soit impacté cette fois-ci par un ouragan et 11% par un ouragan majeur c’est-à-dire dont l’intensité sera égale ou supérieure à 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson.

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28 sacs-poubelle remplis de chauves-souris mortes jetés dans une rivière à Sainte-Rose

C’est une catastrophe écologique… Plus d’une vingtaine de sacs poubelles contenant des chauves-souris ont été jetés dans la rivière Dupres-Rousselle, à Bonne Mère, à Sainte-Rose. Cette découverte a provoqué l’indignation d’habitants et des défenseurs de l’environnement.

Guadeloupe La 1ère

Alertées par une promeneuse, les autorités locales emmenées par le Maire, la police municipale, la police de l’environnement et les services municipaux, se sont rendues sur place, à Bonne-Mère, ce jeudi 13 juin, pour constater l’ampleur des dégâts.

Les équipes d’intervention ont immédiatement pris des mesures pour sécuriser la zone et évaluer l’impact environnemental de cet acte irresponsable.

Nettoyage de la rivière après la découverte de sacs-poubelle contenant des chauves-souris à Sainte-Rose

Le Maire, Adrien Baron, préoccupé par cet acte de vandalisme a souhaité lancer un message à la population.

Le Maire a également annoncé que des poursuites seront engagées. Pour remédier à ce désastre environnemental, il a fait appel à une société spécialisée qui s’occupera de l’extraction et de la destruction de ces déchets animaux.

Nettoyage de la rivière après la découverte de sacs-poubelle contenant des chauves-souris à Sainte-Rose

Les services de l’environnement ont déjà entamé une enquête pour identifier les responsables de cet acte déplorable. Des analyses de l’eau de la rivière sont en cours pour évaluer l’impact immédiat sur la qualité de l’eau et prendre les mesures nécessaires pour sa purification. Les habitants sont invités à éviter la zone contaminée jusqu’à nouvel ordre, afin de garantir leur sécurité.

Cet acte irresponsable menace non seulement la faune locale mais aussi la qualité de l’eau de la rivière et l’écosystème environnant. Les chauves-souris, en tant que pollinisateurs et contrôleurs naturels des populations d’insectes, jouent un rôle crucial dans l’équilibre de la biodiversité locale. Leur mort en masse pourrait avoir des répercussions graves et durables sur l’écosystème de la région.

Les chauves-souris, appelées chiroptères, sont les derniers mammifères terrestres indigènes de la Guadeloupe et jouent un rôle crucial dans la biodiversité locale. La réglementation de 1989 a été révisée en 2018 pour mieux protéger ces espèces et leurs habitats.

L’archipel guadeloupéen abrite 14 espèces de chauves-souris, dont 10 sont endémiques des Antilles et 3 sont subendémiques de Guadeloupe, avec une espèce strictement endémique (Eptesicus guadeloupensis) classée en danger d’extinction. Les chauves-souris contribuent à l’équilibre des écosystèmes en pollinisant des plantes, dispersant des graines et régulant les populations d’insectes nuisibles, y compris ceux vecteurs de maladies comme le Zika et la Dengue.

Cependant, ces espèces sont menacées par la destruction de leurs habitats, l’utilisation de pesticides, les cyclones, le braconnage, et les méthodes agressives de lutte contre les chauves-souris vues comme nuisibles. La réglementation de 2018 interdit la destruction, la capture, le transport, le commerce et la perturbation intentionnelle des chauves-souris, avec des sanctions sévères pour les infractions.

Selon la DEAL, Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, aujourd’hui, l’arrêté de protection concerne toutes les espèces de chiroptères présentes en Guadeloupe. Cet arrêté porte également sur la protection de leurs habitats. Sont interdits notamment : la destruction de l’espèce, sa capture, son transport ou commerce. Il est également interdit de perturber intentionnellement les espèces (et notamment pendant la période de reproduction et de dépendance). Il est rappelé que la destruction, l’altération ou la dégradation des éléments physiques ou biologiques nécessaires à la reproduction ou au repos des espèces est interdite.

Le non-respect de cette réglementation est puni par l’article L415-3 du Code de l’environnement de trois ans d’emprisonnement et de 150 000€ d’amende.

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Saison cyclonique : les Guadeloupéens sont-ils prêts ?

Alors que la saison cyclonique 2024 a officiellement débuté hier (samedi 1er juin), avez-vous commencé à vous préparer au passage d’un éventuel phénomène sur l’archipel ? Se préparer, cela signifie avoir un stock de nourriture non périssable et d’eau à la maison, mettre de côté les matériaux et outils nécessaires à la consolidation de votre habitation, élaguer les arbres dont les branches pourraient se révéler dangereuses en cas de chute, ou encore avoir à portée de main un kit de survie.

Nous nous sommes rendus dans le Nord Grande-Terre, à la rencontre de résidents. La plupart ne s’inquiète pas outre mesure. “Après Hugo, je n’ai plus peur de rien”, a-t-on entendu ; le cyclone de 1989 a en effet marqué les esprits.

Certes, par expérience, beaucoup admettent que le risque d’être impacté par un ouragan est réel ; la chaleur ressentie actuellement est un signe, selon eux : “Ça ne présage rien de bon, vraiment, depuis un moment il fait vraiment chaud !”, a répondu un habitant, les yeux rivés vers le ciel.

Mais, dans les commerces, les achats sont habituels. Il sera bien temps, après, de faire des réserves : “Je ne prépare jamais, parce qu’après je me rends compte que j’ai beaucoup dépensé, en dépouillant les magasins… et rien n’est arrivé !”, explique un ancien.

A contrario, sur le marché d’Anse Bertrand, un vendeur nous a affirmé avoir acheté le nécessaire et avoir poussé jusqu’à vérifier la solidité des tôles de sa toiture.

Quoi qu’il en soit, la peur est bien présente. Nul n’ignore en Guadeloupe, les dégâts conséquents que peuvent générer les phénomènes climatiques.

Cette année, les prévisions sont alarmantes : les organismes spécialisés s’accordent à parler d’une tendance hyperactive.

REPORTAGE/
Reporteur : Rudy Rilcy
Monteur : Mickaël Blathase
Mixeur : Sébastien Edouard

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Ouverture officielle de la saison cyclonique 2024 : la tendance hyperactive est confirmée

La saison cyclonique qui démarre ce samedi, sera, sans nul doute, hyperactive et au-delà du niveau moyen des années 1991-2020. Que ce soit Météo France ou les instituts américains, tous les experts s’accordent sur un niveau très supérieur à la normale.

  • 23 cyclones nommés (± 4,3 cyclones nommés)

  • 12 ouragans (± 3,2 ouragans)

  • Un indice ACE (Accumulated Cyclone Energy) de 224 (± 64,5).

Il s’agit d’une réactualisation de la tendance pour la saison 2024 sur le bassin Atlantique. Cette tendance s’accompagne encore d’une certaine incertitude, notamment sur la phase La Nina du cycle ENSO.

En 2023, déjà, une saison active

À titre de comparaison, les normales de saison (moyennes 1991-2020) se situent entre 14 et 15 phénomènes nommés dont 7 ouragans et ACE de 123. Cela montre que 2023 était déjà une saison supérieure à la moyenne. Elle se place ainsi au quatrième du plus grand nombre de tempêtes nommées.

22 tempêtes, dont sept d’entre elles, sont devenues des ouragans. Trois ont été majeurs, Franklin, Idalia, et Lee qui rejoignent donc la toute petite famille des cyclones de catégorie 5 répertoriés à l’Est de l’arc Caribéen. Pour notre territoire trois phénomènes nous ont finalement directement impactés, Bret, Philippe et Tammy qui nous ont atteints respectivement au stade de tempêtes tropicales pour les deux premiers et ouragan de catégorie 1 pour le dernier. On retiendra surtout les précipitations massives associées aux deux derniers phénomènes.

Pourquoi un tel niveau d’activité cyclonique

La formation des ouragans dépend en particulier de la température de la surface de la mer et de l’organisation des vents dans l’atmosphère. De nombreux modèles internationaux prévoient le retour du phénomène la Niña au cœur de cette saison cyclonique 2024.

Or, le phénomène climatique la Niña, qui correspond notamment à des températures de surface de la mer plutôt froides sur l’océan Pacifique, a pour conséquence de diminuer le cisaillement de vent sur l’Atlantique. Celui-ci caractérise les variations de vent avec l’altitude qui sont peu favorables au développement cyclonique.

Températures de l’eau à la surface de la mer- Mai 2024

De plus, depuis deux ans, la surface de l’océan Atlantique est supérieure aux normales et les prévisions s’accordent pour le moment pour que cela perdure les prochains mois. Ces conditions semblent donc propices à la formation de nombreux ouragans cette année.

Hyperactivité cyclonique ne signifie pas forcément plus de catastrophes

La formation d’un grand nombre de systèmes cycloniques n’est pas forcément synonyme de plus de catastrophes. En effet, pour parler de catastrophes, il faut qu’un phénomène provoque des dégâts matériels ou humains. Si l’on regarde les années passées, il n’y a pas de relation forte entre le nombre de cyclones nommés sur l’ensemble du bassin et les impacts sur l’arc Antillais.

Mais à l’inverse un seul cyclone peut impacter fortement un territoire et laisser une trace catastrophique. D’où l’importance de la préparation de tous les habitants à la saison cyclonique.

Se préparer à la saison cyclonique

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Le Dauphin des Caraïbes victime du réchauffement climatique

Une eau trop chaude à cause du réchauffement climatique, une acidité du milieu marin du fait de la pollution et, par ailleurs, un garde-manger qui s’appauvrit ; les conditions de survie des Dauphins des Caraïbes ne sont plus remplies, dans la zone. L’espèce est obligée de migrer à la recherche d’un habitat plus propice.

Christelle Martial

Envirolex” est un blog spécialisé dans l’environnement et le développement durable. Il édite de nombreux articles sur ces questions et relaie les solutions développées à travers le monde pour préserver le capital écologique mondial. Dans un récent article, le site internet alerte sur une menace qui pèse sur une espèce de dauphins observée dans nos eaux : le Dauphin des Caraïbes. Celui-ci est directement impacté par le réchauffement climatique.

Les océans se réchauffent et les ressources alimentaires qui se raréfient dans les océans. Les conséquences du réchauffement climatique sont légion et catastrophiques pour bon nombre d’espèces aquatiques. L’une d’entre elles vit non loin des côtes de la Guadeloupe et des autres îles des Antilles : le Dauphin des Caraïbes qui, déjà, procède à une grande migration. Il quitte en effet nos eaux, parce que trop chaudes depuis quelques années et ne permettant plus la survie de l’espèce, obligée de s’en aller vers des eaux plus froides.

De surcroît, avec la multiplication des phénomènes climatiques plus intenses, comme les tempêtes tropicales et les ouragans, l’habitat côtier se dégrade. Or, ces milieux sont de véritables garde-mangers pour les Dauphins des Caraïbes, qui n’y trouvent plus de quoi se nourrir.

Pire encore, des études mettent en évidence la survenue de maladies affectant les Dauphins des Caraïbes. Des maladies mortelles, en lien avec l’acidification croissante de nos eaux.
Les zones côtières en cours des destructions, dans une eau de plus en plus acide en raison des pollutions, ne permettent pas aux dauphins de respecter leurs cycles de reproduction.

Aussi, l’espèce est obligée de migrer pour préserver sa survie.

Envirolex” dresse un bilan sur les conséquences de ce réchauffement climatique sur cette espèce de dauphins, tout en préconisant des actions pour la préservation de ces animaux et de leur habitat. Pour ne pas assister à la disparition d’une espèce de plus, dans le bassin caribéen, il convient pour l’Homme de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La conservation des habitats côtiers, tels que les Mangroves ou encore les récifs coralliens, devrait être une priorité, de façon à préserver des aires de protection et d’alimentation pour les dauphins.

En clair, ces animaux, l’une des espèces les plus sociables, les plus joueuses et les plus harmonieuses de la Caraïbe, ont besoin de nous pour assurer leur survie.

Dauphins des Caraïbes

POUR ALLER PLUS LOIN/ Vous pouvez retrouver l’article intitulé “Impacts du changement climatique sur les dauphins des Caraïbes” sur le site internet envirolex.fr.

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Les assurances face au dérèglement climatique, les recommandations du rapport Langreney

En Guadeloupe, 41% des habitations n’ont pas souscrit à une assurance multirisque habitation et 38% pour la Martinique. Ce taux s’élève à 51% pour la Guyane et 94% à Mayotte. Des chiffres très loin des 97% de ménages assurés dans l’Hexagone.

Dans les territoires ultramarins, les habitants sont peu assurés, et les assureurs se font rares. Une situation qui risque de se dégrader en raison de la multiplication des évènements climatiques dus au réchauffement climatique.

Un état des lieux

En mai 2023, Bruno le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, et Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ont lancé une mission “chargée d’élaborer un état des lieux et des recommandations sur l’évolution du système assurantiel français face aux enjeux posés par le dérèglement climatique”. 

Trois experts étaient à la tête de cette mission : Thierry Langreney, président de l’association environnementale “Ateliers du futur”, Gonéri Le Cozannet, contributeur au 6ᵉ rapport d’évaluation du GIEC et Myriam Mérad, directrice de recherche au CNRS.

“Rééquilibrage financier”

En s’appuyant sur l’audition de 150 personnes du secteur assurantiel, de la recherche et des sciences du climat, les scientifiques livrent dans leur rapport 37 recommandations pour viser “le rééquilibrage financier du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles”. Une situation urgente puisque, comme l’a rappelé Christophe Béchu, “d’ici 2050 le coût des dommages liés au climat pourrait augmenter de 50%”. 

Pour atteindre cet objectif, le rapport préconise une “adaptation du modèle assurantiel, afin de préserver la mutualisation”. Autrement dit, le gouvernement prévoit de mobiliser un système de “levier financier” afin que certaines zones ne soient pas “délaissées par le marché assurantiel”. Un outil qui pourrait s’avérer utile dans les territoires ultramarins, touchés par ce phénomène de “désert assurantiel”, que cherche à éviter Bruno Le Maire. 

Un risque cyclonique incertain

Selon le rapport, ce système de “bonus-malus” pourrait s’appuyer sur une délimitation par zone en fonction du taux d’exposition aux risques climatiques. Les assureurs présents dans des zones peu exposées participeraient davantage au financement des mesures de prévention que les assureurs déployés dans les zones très exposées. 

Dans un communiqué de presse, le gouvernement a annoncé la création d’un observatoire de l’assurance des risques climatiques pour “renforcer la transparence sur l’évolution des pratiques assurantielles”. Au sujet du risque cyclonique, prégnant dans les territoires ultramarins, il est à ce jour impossible de “mesurer la progression des coûts des sinistres” en raison du manque d’éléments quantifiés.

Pourtant, les cyclones auront une intensité supérieure dans les années à venir, en raison du réchauffement climatique. Et les dommages causés par ces phénomènes climatiques représentent déjà une partie importante de l’indemnisation des catastrophes naturelles. Le cyclone Irma, qui a touché Saint-Martin et Saint-Barthélemy en 2017, constitue “le second évènement le plus coûteux pour le régime” depuis 1982. 

Prévention et adaptation

Les experts comptent sur les progrès en modélisation des effets du changement climatique pour étudier les impacts des cyclones, mais aussi leurs effets en cascade tels que les vents, les submersions marines et les précipitations intenses. Des informations essentielles pour les assureurs et les particuliers, afin de connaître les risques et s’y adapter.

“Le renforcement de la prévention”, le deuxième pilier de ce rapport, ainsi que les différentes mesures, seront détaillées à l’automne prochain, après des “travaux de consultation” avec l’ensemble des acteurs concernés. Ces préconisations devraient s’inscrire au sein du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) porté par le gouvernement. 

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PORTRAIT. Gaël Musquet, l’expert des risques naturels

Un nouvel exemple d’excellence guadeloupéenne : rencontre avec Gael Musquet, spécialiste environnement et prévention des catastrophes naturelles. Son expertise sera importante lors des Jeux Olympiques de Paris, en Juillet prochain.

Que faire en cas d’urgence climatique ? La question se pose, dans le contexte actuel de dérèglement climatique, dans le monde. À Paris, les organisateurs des très prochains Jeux olympiques et paralympiques 2024, s’interrogent aussi quant aux procédures à mettre en place, si les éléments se déchaînent durant les épreuves, en juillet/août prochain. Ils peuvent s’appuyer sur l’expertise d’un Guadeloupéen : Gaël Musquet, spécialiste de la prévention des risques.

En septembre 1989, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, le jeune Gaël a vécu le passage du cyclone Hugo sur l’archipel de la Guadeloupe. Il a vu les dégâts que peuvent occasionner de tels phénomènes d’envergure. Dès ce jour-là, il a fait des risques naturels, un sujet à maîtriser.

Pour moi qui suis né en Guadeloupe, qui ai vécu l’ouragan Hugo en 1989, on est des sentinelles du réchauffement climatique. Résoudre ces problèmes, en tant qu’Ultramarin, c’est résoudre tout un tas de problèmes auxquels l’humanité en général est confrontée. Et notre rôle, en tant que sentinelles, en tant que hackers éthiques nés sur un territoire sentinelle, c’est de porter ces solutions et de les distribuer au plus grand nombre.

Gaël Musquet, spécialiste dans la prévention des catastrophes naturelles

Gaël Musquet a suivi des études en météorologie, avant de diversifier son champ de compétences. On lui connaît un caractère pragmatique : il aime trouver des solutions à des problèmes concrets et aider autrui.

Aujourd’hui, à 43 ans, il fait donc partie des spécialistes consultés par l’Etat, en amont des JO Paris 2024. À ce titre, il est régulièrement invité dans des émissions télévisuelles nationales.

Gaël Musquet, dans le cadre de l’organisation des JO Paris 2024, est invité sur de nombreux plateaux de télévision – Février-mars/2024.

Avec des confrères, il doit réfléchir et organiser les systèmes d’alerte adéquats, en cas d’aléas, comme des inondations, des incendies, ou encore des catastrophes technologiques. Ce système a été expérimenté, en janvier dernier, grandeur nature.

Il fallait aussi vérifier qu’on était en capacité, dans le cadre des Jeux Olympiques, de bien diffuser des alertes à destination des populations francophones, mais aussi étrangères. Et c’est l’avantage de ce protocole : c’est qu’il permet de recevoir ce message sur son téléphone, même si on n’est pas connecté à son opérateur.

Gaël Musquet, spécialiste dans la prévention des catastrophes naturelles

Il a été contacté notamment parce que depuis 2019, il pilote l’exercice Caribe Wave, qui vise à préparer les autorités, les collectivités et les populations exposées au risque tsunami, à l’éventuelle arrivée d’une vague hors norme ; un projet auquel il participe au sein du Groupe Intergouvernemental de Coordination pour le Système d’Alerte aux Tsunamis et Autres Risques Côtiers pour les Caraïbes et les régions adjacentes.

REPORTAGE/ Albane Lussien / Massimo Bulgarelli / R. Moine / M. Ségalas / P. Crossos

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EBOULEMENTS. Les Sablières de Guadeloupe dans le collimateur de Vieux-Fort et Gourbeyre

La coupe est pleine pour les maires de Gourbeyre et de Vieux-Fort. Ils ont alerté la présidence de la République sur les dégâts que cause la Sablière et demandent l’intervention du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer. Une réponse leur est parvenue. La recherche d’une solution doit débuter.

Nadine Fadel, avec Thierry Philippe

Les maires de Gourbeyre et de Vieux-Fort ne veulent pas revivre les évènements de 2022 et 2023. Lors d’évènements climatiques intenses (les tempêtes Fiona en septembre 2022, puis Philippe et Tammy en octobre 2023), des dizaines de milliers de tonnes de sable noir volcanique ont dévalé les pentes des Monts Caraïbes et se sont déversées en contrebas, notamment sur la Route départementale 6 et la marina de Rivière Sens. Ces agrégats provenaient de la carrière de Gourbeyre, gérée par la société Les Sablières de Guadeloupe Exploitation (SGE), qui trône entre les ravines Salée et Turlet et surplombe les secteurs sinistrés.

La facture, à chaque fois, pour le contribuable, pour déblayer et rendre les infrastructures aux usagers, a été colossale : elle s’élève à plusieurs millions d’euros. Les dégâts sont donc économiques, mais aussi environnementaux ; la faune et la flore pâtissent de ces évènements récurrents.

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Parce qu’il y a urgence à intervenir, avant la période cyclonique 2024, afin que ces éboulements ravageurs ne se reproduisent pas, les maires des deux communes les plus impactées ont décidé d’agir. Claude Edmond et Héric André ont alerté le président de la République sur cette question notamment environnementale et ont obtenu une réponse, le 16 février dernier : l’Elysée remet le dossier entre les mains du ministre de l’intérieur et des Outre-mer Gerald Darmanin et du préfet Xavier Lefort.

Pour Heric André, la solution devra être consensuelle.

Forcément, tout le monde est sensibilisé à la nécessité de trouver une solution (…). Nous n’avons pas obtenu de solution, parce qu’il ne peut pas y avoir de solution. Mais, au moins, nous avons entamé une procédure qui nous conduira à trouver une solution consensuelle. Je rappelle que nous sommes dans un problème qui intéresse tout le monde, il y a plusieurs partenaires. Il faut qu’on puisse se réunir et trouver les moyens de nous organiser, de réfléchir surtout, pour que la solution consensuelle aille dans le sens e tout le monde.

Héric André Maire de Vieux Fort

Héric André Maire de Vieux Fort. ©Thierry Philippe – Guadeloupe La 1ère

Outre la mobilisation de services de l’Etat, les maires de Gourbeyre et de Vieux-Fort comptent sur l’implication de l’entreprise SGE, pointée du doigt, pour contribuer à la recherche de solution.

Tractopelle creusant la montagne, au coeur de la carrière de Gourbeyre.

En attendant, les riverains vivent dans l’inquiétude de nouveaux dégâts, dans un contexte de dérèglement climatique, où les phénomènes d’envergure se multiplient.

Lors des éboulements de 2022 et 2023, les agrégats émanant de la Sabliètre ont creusé de larges sillons sur les flans des Monts Caraïbes.

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L’Etat modernise le système d’indemnisation des pertes de récolte en Outre-mer lors des évènements climatiques.

La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, chargée des Outre-mer, a présenté une ordonnance relative à la gestion du risque climatique en agriculture en outre-mer. Il va s’agir pour le gouvernement de moderniser l’actuel système d’indemnisation des pertes de récolte en outre-mer lors des évènements climatiques.

Guadeloupe La 1ère

L’ordonnance voulue par le gouvernement s’appuie sur l’article 14 de la loi du 2 mars 2022. Elle a pour but :

  •  De préciser les principes d’intervention du Fonds de secours pour l’outre-mer dans le domaine agricole dans la loi et, d’autre part,
  • D’ouvrir le dispositif de l’assurance-récolte dans les outre-mer, en l’adaptant.

Le dispositif de l’assurance-récolte repose sur un partage équitable du risque entre l’Etat, les agriculteurs et les entreprises d’assurance. Il s’agit d’une assurance subventionnée qui correspond à l’intervention de droit commun du FNGRA.

Par ce biais, le gouvernement souhaite accompagner le développement de l’assurance agricole Outre-mer. L’ordonnance sera d’ailleurs complétée par une expérimentation qui permettra également d’introduire un niveau d’indemnisation majoré, qui existe pour l’hexagone dans le cadre du FNGRA, en cas de calamité.

Mécanismes des indemnisations après risques naturels

Une ordonnance qui comporte aussi une disposition transitoire permettant de fluidifier le passage de l’ancien système du Fonds de secours au nouveau dispositif.

Pour le gouvernement, l’ordonnance relative aux outils de gestion du risque climatique en agriculture en outre-mer doit permettre de contribuer au renforcement de la résilience de la production agricole ultramarine face aux aléas climatiques. Un engagement pris par le gouvernement vis-à-vis des exploitants agricoles d’outre-mer.

Le gouvernement prévoit d’entamer rapidement, en lien avec les professionnels du secteur, les travaux nécessaires à l’élaboration des textes d’application de l’ordonnance, en particulier s’agissant des seuils et taux d’indemnisation. Ces textes réglementaires permettront de garantir le meilleur niveau possible d’indemnisation des exploitants agricoles des outre-mer, qu’ils soient assurés ou non.

La Grand-Terre après les passages de cyclones

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