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Saison cyclonique : Alberto la première tempête nommée ne menacera pas les Antilles

Elle s’appelle Aberto et est la première tempête nommée de la saison cyclonique dans le bassin Atlantique. Elle ne menacera pas la Guadeloupe, ni l’arc antillais. Située dans le golfe du Mexique, elle a une chance de formation sur 48 heures élevée à 80 pour cent.

Carole Petit

Un “ouf” de soulagement pour les Antilles, la première tempête nommée ne concernera pas la Guadeloupe, ni aucune île de l’arc Antillais. La tempête Alberto se forme actuellement sur l’Ouest du golfe du Méxique. De fortes pluies, des inondations côtières et des rafales sont prévues le long des côtes du Texas et du nord-est du Mexique jusqu’à jeudi. 

Trajectoire de la tempête Alberto dans les jours qui viennent

Le gouvernement du Mexique a étendu l’avertissement de tempête tropicale vers le sud jusqu’à Tecolutla. Conséquence, un avertissement de tempête tropicale est en vigueur pour la côte du Texas depuis le col de San Luis vers le sud jusqu’à l’embouchure du Rio Grande ; la côte nord-est du Mexique au sud de l’embouchure du Rio Grande jusqu’à Tecolutla.

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Une université américaine estime qu’il y a des “chances élevées” pour que la Caraïbe connaisse un ouragan majeur cette saison

Ces éléments chiffrés ne sont que des probabilités construites sur la base de l’ensemble des données du site du National Oceanic and Atmospheric Administration, le NOAA.
Ce dernier répertorie en plus, tous les phénomènes cycloniques de la région entre 1880 et 2020.
Une approche statistique qu’il convient donc de prendre avec toutes les précautions d’usage.

Pour les chercheurs de l’Université du Colorado, compte tenu de la très grande activité cyclonique attendue cette année, ces probabilités sont importantes.
C’est notamment l’Energie Cyclonique Accumulée qui influe sur ces projections. Cette donnée combine le nombre de systèmes cycloniques, leur durée d’existence et leur intensité.
En 2024, les scientifiques estiment qu’elle s’établira aux alentours de 210 contre 123 mesurée en moyenne entre 1991 et 2020. 

Ces probabilités ont été dévoilées sur le site de l’université du Colorado jeudi dernier (14 juin 2025).
Pour la Guadeloupe, les scientifiques estiment ainsi que l’archipel a 51% de chances d’être touché par une tempête qui passerait dans un rayon de 80km autour des terres habitées.
Probabilité qui descend à 29%, soit une chance sur 3 pour que l’archipel soit impacté cette fois-ci par un ouragan et 11% par un ouragan majeur c’est-à-dire dont l’intensité sera égale ou supérieure à 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson.

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28 sacs-poubelle remplis de chauves-souris mortes jetés dans une rivière à Sainte-Rose

C’est une catastrophe écologique… Plus d’une vingtaine de sacs poubelles contenant des chauves-souris ont été jetés dans la rivière Dupres-Rousselle, à Bonne Mère, à Sainte-Rose. Cette découverte a provoqué l’indignation d’habitants et des défenseurs de l’environnement.

Guadeloupe La 1ère

Alertées par une promeneuse, les autorités locales emmenées par le Maire, la police municipale, la police de l’environnement et les services municipaux, se sont rendues sur place, à Bonne-Mère, ce jeudi 13 juin, pour constater l’ampleur des dégâts.

Les équipes d’intervention ont immédiatement pris des mesures pour sécuriser la zone et évaluer l’impact environnemental de cet acte irresponsable.

Nettoyage de la rivière après la découverte de sacs-poubelle contenant des chauves-souris à Sainte-Rose

Le Maire, Adrien Baron, préoccupé par cet acte de vandalisme a souhaité lancer un message à la population.

Le Maire a également annoncé que des poursuites seront engagées. Pour remédier à ce désastre environnemental, il a fait appel à une société spécialisée qui s’occupera de l’extraction et de la destruction de ces déchets animaux.

Nettoyage de la rivière après la découverte de sacs-poubelle contenant des chauves-souris à Sainte-Rose

Les services de l’environnement ont déjà entamé une enquête pour identifier les responsables de cet acte déplorable. Des analyses de l’eau de la rivière sont en cours pour évaluer l’impact immédiat sur la qualité de l’eau et prendre les mesures nécessaires pour sa purification. Les habitants sont invités à éviter la zone contaminée jusqu’à nouvel ordre, afin de garantir leur sécurité.

Cet acte irresponsable menace non seulement la faune locale mais aussi la qualité de l’eau de la rivière et l’écosystème environnant. Les chauves-souris, en tant que pollinisateurs et contrôleurs naturels des populations d’insectes, jouent un rôle crucial dans l’équilibre de la biodiversité locale. Leur mort en masse pourrait avoir des répercussions graves et durables sur l’écosystème de la région.

Les chauves-souris, appelées chiroptères, sont les derniers mammifères terrestres indigènes de la Guadeloupe et jouent un rôle crucial dans la biodiversité locale. La réglementation de 1989 a été révisée en 2018 pour mieux protéger ces espèces et leurs habitats.

L’archipel guadeloupéen abrite 14 espèces de chauves-souris, dont 10 sont endémiques des Antilles et 3 sont subendémiques de Guadeloupe, avec une espèce strictement endémique (Eptesicus guadeloupensis) classée en danger d’extinction. Les chauves-souris contribuent à l’équilibre des écosystèmes en pollinisant des plantes, dispersant des graines et régulant les populations d’insectes nuisibles, y compris ceux vecteurs de maladies comme le Zika et la Dengue.

Cependant, ces espèces sont menacées par la destruction de leurs habitats, l’utilisation de pesticides, les cyclones, le braconnage, et les méthodes agressives de lutte contre les chauves-souris vues comme nuisibles. La réglementation de 2018 interdit la destruction, la capture, le transport, le commerce et la perturbation intentionnelle des chauves-souris, avec des sanctions sévères pour les infractions.

Selon la DEAL, Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, aujourd’hui, l’arrêté de protection concerne toutes les espèces de chiroptères présentes en Guadeloupe. Cet arrêté porte également sur la protection de leurs habitats. Sont interdits notamment : la destruction de l’espèce, sa capture, son transport ou commerce. Il est également interdit de perturber intentionnellement les espèces (et notamment pendant la période de reproduction et de dépendance). Il est rappelé que la destruction, l’altération ou la dégradation des éléments physiques ou biologiques nécessaires à la reproduction ou au repos des espèces est interdite.

Le non-respect de cette réglementation est puni par l’article L415-3 du Code de l’environnement de trois ans d’emprisonnement et de 150 000€ d’amende.

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Un élagage préventif au François pour se préparer à la saison cyclonique en Martinique

C’est un véritable branle-bas de combat au quartier Raisinier, au François. Une bonne dizaine d’agents de la mairie, des services d’EDF et des riverains étaient à pied d’œuvre ce vendredi 7 juin 2024, pour élaguer des arbres à titre préventif. L’objectif est d’éviter que des branches ne détériorent les fils électriques en cas de vents violents, privant ainsi les abonnés d’électricité.

Alain Petit

C’est ce que l’on appelle un élagage citoyen, mené avec l’assistance des services techniques de la commune du François et des agents d’EDF. L’opération s’est déroulée ce vendredi 7 juin 2024.

Bien qu’EDF ne fasse pas d’élagage privé, le producteur d’électricité estime important de sensibiliser les particuliers afin qu’ils réalisent ces opérations pour éviter des dommages plus importants en cas de cyclone.

Une branche tombée sur un réseau de 20 000 volts peut priver 6 000 clients d’électricité. L’élagage est donc une coresponsabilité partagée par tous.

André Luccin, responsable affaires et pilotage interventions à EDF Martinique

interrogé par Christelle Sivatte

Des entreprises spécialisées élaguent toute l’année pour le compte d’EDF

Toute l’année, quatre entreprises prestataires interviennent sur le domaine public où se trouve implanté le réseau EDF. Le fournisseur d’électricité dépense environ 1,2 million d’euros pour l’élagage, “un coût important mais nécessaire”, précise-t-il.

En revanche, sur le domaine privé où de nombreuses maisons en déshérence sont implantées, l’intervention des riverains est nécessaire, avec, si besoin, la sécurisation du lieu par EDF et l’assistance de la mairie.

L’année dernière, ce quartier Raisinier du François avait été privé d’électricité pendant plusieurs jours, à la suite du passage d’un phénomène dépressionnaire. Les riverains sont donc particulièrement sensibles à cette opération.

Lucienne, dont la mère est médicalisée à domicile, a subi les conséquences de l’absence d’élagage.

Lucienne se réjouit de l’élagage dans son quartier

On n’est soulagé que ce type d’opération soit mise en place 

Lucienne, habitante du quartier Raisininier au François

Interrogée par Chistelle Sivatte

La ville du François espère que cette sensibilisation sera comprise et adoptée par tous. Elle indique aussi qu’elle peut accompagner les riverains, mais précise qu’elle “ne pourra pas tout faire”.

Le défaut d’élagage entraîne des risques d’électrocution de tiers et des ruptures de câble. Ces actions de sensibilisation sont essentielles pour garantir la sécurité aux abords des lignes sous tension et maintenir une bonne qualité de fourniture, précise EDF.

Les riverains et les services de la mairie du François ensemble pour un élagage citoyen

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Saison cyclonique : les Guadeloupéens sont-ils prêts ?

Alors que la saison cyclonique 2024 a officiellement débuté hier (samedi 1er juin), avez-vous commencé à vous préparer au passage d’un éventuel phénomène sur l’archipel ? Se préparer, cela signifie avoir un stock de nourriture non périssable et d’eau à la maison, mettre de côté les matériaux et outils nécessaires à la consolidation de votre habitation, élaguer les arbres dont les branches pourraient se révéler dangereuses en cas de chute, ou encore avoir à portée de main un kit de survie.

Nous nous sommes rendus dans le Nord Grande-Terre, à la rencontre de résidents. La plupart ne s’inquiète pas outre mesure. “Après Hugo, je n’ai plus peur de rien”, a-t-on entendu ; le cyclone de 1989 a en effet marqué les esprits.

Certes, par expérience, beaucoup admettent que le risque d’être impacté par un ouragan est réel ; la chaleur ressentie actuellement est un signe, selon eux : “Ça ne présage rien de bon, vraiment, depuis un moment il fait vraiment chaud !”, a répondu un habitant, les yeux rivés vers le ciel.

Mais, dans les commerces, les achats sont habituels. Il sera bien temps, après, de faire des réserves : “Je ne prépare jamais, parce qu’après je me rends compte que j’ai beaucoup dépensé, en dépouillant les magasins… et rien n’est arrivé !”, explique un ancien.

A contrario, sur le marché d’Anse Bertrand, un vendeur nous a affirmé avoir acheté le nécessaire et avoir poussé jusqu’à vérifier la solidité des tôles de sa toiture.

Quoi qu’il en soit, la peur est bien présente. Nul n’ignore en Guadeloupe, les dégâts conséquents que peuvent générer les phénomènes climatiques.

Cette année, les prévisions sont alarmantes : les organismes spécialisés s’accordent à parler d’une tendance hyperactive.

REPORTAGE/
Reporteur : Rudy Rilcy
Monteur : Mickaël Blathase
Mixeur : Sébastien Edouard

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Ouverture officielle de la saison cyclonique 2024 : la tendance hyperactive est confirmée

La saison cyclonique qui démarre ce samedi, sera, sans nul doute, hyperactive et au-delà du niveau moyen des années 1991-2020. Que ce soit Météo France ou les instituts américains, tous les experts s’accordent sur un niveau très supérieur à la normale.

  • 23 cyclones nommés (± 4,3 cyclones nommés)

  • 12 ouragans (± 3,2 ouragans)

  • Un indice ACE (Accumulated Cyclone Energy) de 224 (± 64,5).

Il s’agit d’une réactualisation de la tendance pour la saison 2024 sur le bassin Atlantique. Cette tendance s’accompagne encore d’une certaine incertitude, notamment sur la phase La Nina du cycle ENSO.

En 2023, déjà, une saison active

À titre de comparaison, les normales de saison (moyennes 1991-2020) se situent entre 14 et 15 phénomènes nommés dont 7 ouragans et ACE de 123. Cela montre que 2023 était déjà une saison supérieure à la moyenne. Elle se place ainsi au quatrième du plus grand nombre de tempêtes nommées.

22 tempêtes, dont sept d’entre elles, sont devenues des ouragans. Trois ont été majeurs, Franklin, Idalia, et Lee qui rejoignent donc la toute petite famille des cyclones de catégorie 5 répertoriés à l’Est de l’arc Caribéen. Pour notre territoire trois phénomènes nous ont finalement directement impactés, Bret, Philippe et Tammy qui nous ont atteints respectivement au stade de tempêtes tropicales pour les deux premiers et ouragan de catégorie 1 pour le dernier. On retiendra surtout les précipitations massives associées aux deux derniers phénomènes.

Pourquoi un tel niveau d’activité cyclonique

La formation des ouragans dépend en particulier de la température de la surface de la mer et de l’organisation des vents dans l’atmosphère. De nombreux modèles internationaux prévoient le retour du phénomène la Niña au cœur de cette saison cyclonique 2024.

Or, le phénomène climatique la Niña, qui correspond notamment à des températures de surface de la mer plutôt froides sur l’océan Pacifique, a pour conséquence de diminuer le cisaillement de vent sur l’Atlantique. Celui-ci caractérise les variations de vent avec l’altitude qui sont peu favorables au développement cyclonique.

Températures de l’eau à la surface de la mer- Mai 2024

De plus, depuis deux ans, la surface de l’océan Atlantique est supérieure aux normales et les prévisions s’accordent pour le moment pour que cela perdure les prochains mois. Ces conditions semblent donc propices à la formation de nombreux ouragans cette année.

Hyperactivité cyclonique ne signifie pas forcément plus de catastrophes

La formation d’un grand nombre de systèmes cycloniques n’est pas forcément synonyme de plus de catastrophes. En effet, pour parler de catastrophes, il faut qu’un phénomène provoque des dégâts matériels ou humains. Si l’on regarde les années passées, il n’y a pas de relation forte entre le nombre de cyclones nommés sur l’ensemble du bassin et les impacts sur l’arc Antillais.

Mais à l’inverse un seul cyclone peut impacter fortement un territoire et laisser une trace catastrophique. D’où l’importance de la préparation de tous les habitants à la saison cyclonique.

Se préparer à la saison cyclonique

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Saison cyclonique 2024 en Martinique : comment s’y préparer ?

L’hivernage a officiellement débuté le week-end dernier (25-26 mai) à la Martinique qui a essuyé la première onde tropicale de la saison. Selon les prévisions de Météo-France, l’activité cyclonique qui s’étale généralement entre le 1er juin et le 30 novembre, devrait être “très supérieure à la normale” cette année. Il est donc impératif de se préparer en amont dans les foyers.

Comme chaque année, lorsque le carême fait place à la période d’hivernage (début juin), la Martinique est soumise à l’instar de ses voisins immédiats, aux aléas météorologiques.

Ce sont les pluies plus abondantes, les vents violents, les orages, les inondations, les glissements de terrains, les routes encombrées, la mer démontée et aussi les éventuels tsunamis.

Dans cette zone à risque, il est d’abord recommandé aux populations d’avoir en permanence à son domicile :

  • Un éclairage de secours ;
  • Une réserve de seaux et serpillières ;
  • Une trousse à outils, un transistor à piles et plusieurs lampes torches ainsi que les piles permettant de les faire fonctionner afin d’éviter les bougies ;
  • Une réserve d’eau potable et de nourriture pour une période de sept jours, ainsi que du papier toilette et une trousse dédiée aux premiers secours, ainsi qu’un stock des médicaments habituels ;
  • Des pastilles d’hydrochlonazone permettant de désinfecter l’eau à consommer.
Kit d’urgence cyclone en Martinique.

Vérifiez la solidité de votre maison (gouttières, fenêtres, tôles… ne doivent pas pouvoir être arrachées par le vent). Élaguez les arbres autour de chez vous.

Dès l’annonce du phénomène (cyclone ou ouragan), les autorités conseillent aux familles de consolider les portes et fenêtres de la maison, de rester à l’intérieur, d’écouter les informations diffusées à la radio, de respecter les consignes émises et de mettre à l’abri tous les objets susceptibles d’être emportés par le vent, dont le matériel de pêche chez les professionnels de la mer.

Si vous avez des volets, fermez-les et attachez-les. Clouez des planches sur vos portes et volets et placez du contre-plaqué sur les baies vitrées. À défaut, fixez des bandes de papier collant en étoile, à l’intérieur et à l’extérieur.

Si la baie vitrée est grande, démontez-la et videz la pièce. Mettez les objets lourds sur le plancher de votre maison si elle n’est pas bien arrimée au sol et restez à l’écoute de la radio.

Bâtiments détruits par Irma, à Saint-Martin, en septembre 2017.

Enfermez-vous dans la pièce la mieux abritée, de préférence sans fenêtre. Si votre maison n’est pas assez solide ou si elle est située au bord de la mer, réfugiez-vous dans l’un des abris indiqués par les secours et éteignez les flammes nues.

Lorsque le danger est imminent, éloignez-vous des vitres, ne tentez pas de sortir pour consolider les protections des fenêtres ou des toitures, débranchez les appareils électriques et si une ouverture cède dans la pièce ou vous êtes, entrouvrez une porte ou une fenêtre sur une façade opposée. Ne quittez pas votre abri avant la fin de l’alerte diffusée par la radio.

  • Ne touchez pas aux câbles tombés à terre.
  • Le réseau téléphonique peut être très perturbé donc ne l’encombrez pas car la mairie pourrait tenter de vous joindre.

Dans tous les cas, pensez à vous informer sur la conduite à tenir également après le passage du phénomène, en restant à l’écoute des bulletins météo et des consignes post-catastrophe.

Signification des symboles et le codage des couleurs des vigilances météorologiques.

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La première onde tropicale de la saison devrait générer de forts cumuls de pluies en Martinique

La première onde tropicale de la saison va impacter la Guyane et les Antilles ce samedi 25 mai. Selon les prévisions de Météo France, elle va d’abord traverser la Martinique puis la Guadeloupe entre cet après-midi et dimanche (26 mai). Des averses parfois fortes et orageuses sont à craindre ces prochaines heures.

Inès Tresident-Ranguin

Après de longues semaines de sécheresse et de pénurie d’eau, la pluie devrait faire son grand retour en Martinique ce week-end. Météo France annonce l’arrivée de la première onde tropicale de la saison ce samedi 25 mai.

Selon les prévisions météorologiques, “le phénomène va impacter nos territoires au cours de ce week-end, en traversant d’abord la Martinique puis la Guadeloupe entre samedi et dimanche, et enfin intéresser Saint-Barthélémy et Saint-Martin entre dimanche et lundi”

Des averses parfois fortes et orageuses sont à craindre ces prochaines heures. 

À partir de la mi-journée, le ciel va se couvrir par le sud de la Martinique. Quelques précipitations vont aborder le Vauclin, Sainte-Anne, le François, Ducos dans l’après-midi. À partir de la fin de l’après-midi et pour la soirée, l’onde va aborder la Martinique. L’onde tropicale va passer à partir de samedi soir jusqu’à dimanche dans la matinée. On risque d’avoir de belles précipitations, jusqu’à 30 à 50mm puisqu’on aura des averses légèrement orageuses. Les précipitations vont perdurer une petite partie de la matinée. On aura environ 20mm. 

Prévisionniste à Météo France

interrogé par Viviane DAUPHOUD-EDDOS

Des mises en vigilance sont probables, surtout pour la Guadeloupe et les Îles du Nord au cours de ce week-end. Le soleil devrait réapparaître dimanche à partir de la mi-journée. 

Cette première onde tropicale amorce la saison cyclonique 2024 sur le bassin nord atlantique. Elle s’étend du 1er juin au 30 novembre. Selon Météo France, “sur le bassin Atlantique, la Mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique, les tendances saisonnières en matière d’activité cyclonique se maintiennent à un niveau très supérieur à la normale des années 1991-2020″.

Les instituts qui produisent des prévisions d’activité cyclonique pour la saison 2024 annoncent des tendances dont la moyenne s’établit à :

  • 22 cyclones nommés (± 4,7 cyclones nommés)
  • 12 ouragans (± 3,2 ouragans) dont 5 ouragans majeurs (± 1,8 ouragans majeurs)
  • Un indice ACE (Accumulated Cyclone Energy) de 225 (± 67). 

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Le Dauphin des Caraïbes victime du réchauffement climatique

Une eau trop chaude à cause du réchauffement climatique, une acidité du milieu marin du fait de la pollution et, par ailleurs, un garde-manger qui s’appauvrit ; les conditions de survie des Dauphins des Caraïbes ne sont plus remplies, dans la zone. L’espèce est obligée de migrer à la recherche d’un habitat plus propice.

Christelle Martial

Envirolex” est un blog spécialisé dans l’environnement et le développement durable. Il édite de nombreux articles sur ces questions et relaie les solutions développées à travers le monde pour préserver le capital écologique mondial. Dans un récent article, le site internet alerte sur une menace qui pèse sur une espèce de dauphins observée dans nos eaux : le Dauphin des Caraïbes. Celui-ci est directement impacté par le réchauffement climatique.

Les océans se réchauffent et les ressources alimentaires qui se raréfient dans les océans. Les conséquences du réchauffement climatique sont légion et catastrophiques pour bon nombre d’espèces aquatiques. L’une d’entre elles vit non loin des côtes de la Guadeloupe et des autres îles des Antilles : le Dauphin des Caraïbes qui, déjà, procède à une grande migration. Il quitte en effet nos eaux, parce que trop chaudes depuis quelques années et ne permettant plus la survie de l’espèce, obligée de s’en aller vers des eaux plus froides.

De surcroît, avec la multiplication des phénomènes climatiques plus intenses, comme les tempêtes tropicales et les ouragans, l’habitat côtier se dégrade. Or, ces milieux sont de véritables garde-mangers pour les Dauphins des Caraïbes, qui n’y trouvent plus de quoi se nourrir.

Pire encore, des études mettent en évidence la survenue de maladies affectant les Dauphins des Caraïbes. Des maladies mortelles, en lien avec l’acidification croissante de nos eaux.
Les zones côtières en cours des destructions, dans une eau de plus en plus acide en raison des pollutions, ne permettent pas aux dauphins de respecter leurs cycles de reproduction.

Aussi, l’espèce est obligée de migrer pour préserver sa survie.

Envirolex” dresse un bilan sur les conséquences de ce réchauffement climatique sur cette espèce de dauphins, tout en préconisant des actions pour la préservation de ces animaux et de leur habitat. Pour ne pas assister à la disparition d’une espèce de plus, dans le bassin caribéen, il convient pour l’Homme de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La conservation des habitats côtiers, tels que les Mangroves ou encore les récifs coralliens, devrait être une priorité, de façon à préserver des aires de protection et d’alimentation pour les dauphins.

En clair, ces animaux, l’une des espèces les plus sociables, les plus joueuses et les plus harmonieuses de la Caraïbe, ont besoin de nous pour assurer leur survie.

Dauphins des Caraïbes

POUR ALLER PLUS LOIN/ Vous pouvez retrouver l’article intitulé “Impacts du changement climatique sur les dauphins des Caraïbes” sur le site internet envirolex.fr.

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EDF entame un chantier historique de remplacement des pylônes haute tension

Si vous habitez le Nord Caraïbe, vous avez certainement vu des agents d’EDF intervenant sur des pylônes électriques. Ils restaurent près de la moitié du réseau martiniquais. L’objectif de ce vaste chantier est de remettre à neuf des installations qui datent de plus de 40 ans et de les rendre plus résistantes aux phénomènes naturels.

Souvenez-vous, le 20 novembre 2023, des agents d’Électricité De France finalisaient leurs inspections en hélicoptère de 800 kilomètres de lignes électriques haute tension.

Ce survol, après l’inspection des agents terrestres et des survols en drone, a permis de contrôler l’environnement des ouvrages (câbles et pylônes) et de planifier leur remplacement ou leur restauration.

Six mois plus tard, des travaux d’envergure sont entrepris pour le remplacement de 250 pylônes.

L’état de corosion de certains pylônes était critique.

C’est un vaste programme baptisé PDV, Prolongation de Durée de Vie, qui est actuellement en cours. “Un chantier de près de 35 millions d’euros, étalé sur cinq ans, le plus important de la Caraïbe” nous précise Raymond Rieux, chef de projet à EDF Martinique.

Parmi les 546 pylônes que compte la Martinique, la moitié sera remplacée entièrement ou partiellement.

Cela dépend en fait de l’état d’usure de la structure et de ses équipements, appelés “armement”.

Cette grande toilette de carême permet de remplacer entièrement 70 pylônes arrivés en fin de vie. La plupart ont 40 ans et ne sont plus adaptés pour résister aux phénomènes cycloniques actuels.

Raymond Rieux Chef de projet à EDF Martinique.

Ces nouveaux pylônes pourront résister à des ouragans encore plus violents que ceux de Dean.

Raymond Rieux

Chargé de projet, EDF Martinique

Chaque pylône pèse en moyenne 5 à 6 tonnes et mesure environ 40 mètres de hauteur, ce qui souligne l’ampleur logistique de ce chantier. L’accès aux pylônes est souvent délicat, et les périmètres d’intervention nécessitent des actions préparatoires pour sécuriser le travail des ouvriers spécialisés.

Cela comporte des mesures comme le déroutement des réseaux de câbles téléphoniques ou de transmission des ondes des radios et télévisions fixés sur ou à proximité des pylônes.

Les spécialistes qui interviennent en haute altitude viennent du monde entier.

L’équipe présente aujourd’hui est composée de Martiniquais et de Péruviens basés en Espagne. Les câbles qu’ils manipulent sont conçus pour transporter 63 000 volts générés par la centrale de Bellefontaine.

“Les câbles ne sont pas remplacés car ils ont une durée de vie de 80 ans”, annonce Raymond Rieux

L’équipe d’intervention de spécialistes est franco-espagole.

Dans certains cas, une partie du pylône reste connectée. Toutefois, comme aujourd’hui, l’énergie peut être coupée sur une section spécifique du réseau, nécessitant alors que d’autres centrales, telles que celles du Galion ou de Fort-de-France, prennent le relais. Ou l’électricité produite par Bellefontaine fait un long détour par Le Lamentin…

Cette gestion de l’alimentation électrique ajoute une couche de complexité au chantier, car il est crucial de maintenir une distribution d’électricité constante.

Chaque chantier de remplacement de pylônes dure environ deux semaines. “EDF organise méticuleusement ces opérations pour réduire au maximum les désagréments pour les riverains, que ce soit en termes de coupures d’électricité ou de blocage des routes, notamment lorsque les travaux se déroulent en bordure de voie publique.”

Pour assurer la sécurité des techniciens, certaines lignes électriques avoisinantes peuvent également être temporairement mises hors tension.

Dans de tels cas, des groupes électrogènes sont installés de manière provisoire pour garantir une alimentation électrique continue aux résidents affectés.

À Schoelcher, par exemple, trois groupes électrogènes fonctionnent en continu pour alimenter 1000 clients depuis une semaine.

Le programme de rénovation, prévu jusqu’en 2026, bénéficie actuellement de conditions météorologiques favorables, avec une absence de pluie et des vents faibles.

Ce concours de circonstance lié à la période de carême est accueilli favorablement par les équipes et sous-traitants d’EDF engagés dans ces travaux. Pour eux, c’est le bon côté du carême. 

Groupe électrogène EDF installé pour pallier les coupures générées par les remplacements des pylônes.

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